mercredi 23 octobre 2013

L’ANALPHABÈTE QUI SAVAIT COMPTER, le dernier roman de Jonas Jonasson

J’avais littéralement fondu pour le premier roman de Jonas Jonasson Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire et j’attendais avec impatience, le prochain roman de l’auteur suédois. Lire son interview.

Et voilà, il est arrivé. Avec L’analphabète qui ne savait compter on se retrouve dans la droite ligne de ce qu’il convient bien d’appeler le style Jonasson. Un monde aberrant, plein de tous les possibles, où l’aventure se déchaîne à chaque coin de rue… C’est définitivement la marque de fabrique de l’auteur. Il prend des situations irréalistes, rocambolesques et les traite comme si tout cela était parfaitement normal. Sans doute parce qu’ils les saupoudrent d’Histoire, de référents connus, d’hommes et de femmes célèbres. Et ainsi la sauce prend…

l’analphabète qui ne savait pas compter de Jonas Jonasson - www.lavieestbellemag.com


Royal, il nous balade en terre d’Absurdie et réussit le tour de force de nous entrainer, dans ce dernier roman comme dans le précédent, tout au long de la vie d’une héroïne, une jeune black des ghettos de Soweto, vraiment pas classique où rien de ce qu’il raconte n’est possible (dans la vraie vie) mais où l’on se prend à tourner les pages pour savoir comment la fine équipe va s’en sortir pour se débarrasser d’une bombe atomique cachée temporairement dans un camion de livraison volée rempli de pommes de terre. Le tout sous le regard inquiet du Premier ministre suédois et sous le regard un rien lubrique et soiffard du roi de Suède. Et ceci ne représente qu’un exemple parmi les milliers de situations inventés par l’auteur, sans conteste le roi de la comédie déjantée.

L’analphabète qui savait compter de Jonas Jonasson aux presses de la cité. Parution le 17 octobre 2013

Écouter Jonas Jonasson

dimanche 20 octobre 2013

APRÈS LA FIN, le nouveau roman de Barbara Abel

20 ans de vie commune…
Tiphaine et Sylvain ne s’entendent plus très bien, empêtrés qu’ils sont dans leurs problèmes de couple…
Mais il n’y a pas que cela…

Chaque jour, élever Milo leur fils de 15 ans, devient une épreuve plus difficile. D’autant que Milo est leurs fils adoptif… Il était l’ami de Maxime, leur véritable enfant, décédé accidentellement à l’âge de 7 ans, il y a quelques années. Il est surtout le fils de leur meilleur ami et ancien voisin, David, qui s’est pendu dans sa propre maison. Il est aussi l’héritier de la maison de son père dans laquelle vit désormais la famille recomposée… 
Un jour, s’il comprend que ses parents adoptifs ne sont pas étrangers à tous ces drames, il risque de devenir un témoin gênant.


Après la fin de Barbara Abel - La suite et fin de Derrière la Haine. © www.lavieestbellemag.com


Et, voilà qu’une nouvelle voisine vient s’installer dans leur ancienne maison, de l’autre côté de la haie avec ses enfants dont un fils de 7 ans…
Cette arrivée va déclencher le drame…

À la rédaction nous avions adoré le précédent livre de Barbara Abel, Derrière la haine, qui posait à la fin, la situation de départ de cette suite dans laquelle, dommage, l’âme n’est plus…
Derrière la haine, se suffit à lui-même… Poursuivre l’histoire avec Après la fin ne présente pas énormément d’attraits. Certes, avec cet opus, la morale est sauve. Mais justement, la fascination qu’exerçait Derrière la haine sur les lecteurs, tenait à cette impunité totale, à ce délire narcissique, à ce déchaînement de haine…

Je comprends bien que l’auteure ait eu envie d’ajouter un épisode. Et puis, elle avait sans doute des comptes à régler avec ses personnages. Après la fin est le livre de trop. Ceci dit, les amateurs retrouveront l’ambiance délétère du premier.


Après la fin de Barbara Abel chez Fleuve Noir. Parution le 14 novembre 2013

mercredi 18 septembre 2013

SOLIPSISME, LES CLES DES ENFERS de Richard Geindre.

Déjà, ça commence mal.
Le livre est signé d’un certain Richard Geindre (mais qu’a-t-il donc à cacher ? Serait-ce un auteur  apprécié dans un autre genre qui n’assumerait pas sa laaaaarge part d’ombre ?). Si Geindre est son nom de famille réel, c’était prédestiné. Si c’est un pseudo, ouf, l’homme a un minimum conscience de son pitoyable talent et sait qu’il va nous faire souffrir car geindre, est tout ce qu’il réussit à provoquer à la lecture de son insipide prose sans intérêt.

Rarement  lu pire que Solipsisme, les clés des enfers ©lavieestbellemag.com


Le lisant (il faut bien faire son boulot, que diable !), je pense à tous les auteurs méconnus, pleins de talent, capables d’écrire des romans, des récits avec grâce et efficacité et qui ne sont jamais publiés.
Le lisant, je m’inquiète pour les éditeurs incapables du moindre discernement (je connais, chère Edition Beaurepaire, nombre de lecteurs formidables qui feraient d’excellents directeurs de collections que vous devriez intégrer vite fait, bien fait.) mais pressés de proposer à la lecture, cette soupe vomitive aux saveurs aigre, sale, pornographique, gore et j’en passe.

Le personnage, si tant est que l’on puisse qualifier de personnage, ce ramassis de clichés, attrapés au fil des séries TV de dernière zone et des revues de cul… n’a aucune consistance. Selon le "cogito" de Descartes, il pense donc il est. Mais comme il pense comme une merde…
Pourtant, le principe habituellement retenu pour les anti-héros c’est de nous conduire à adorer les détester. Là, c’est impossible car il n’existe tout simplement pas. N’est pas Dexter qui veut !

Surtout garder vos 17 euros pour un autre livre (nous en avons chroniqués de formidables. Cf La Vie Est belle Voyages. ) Avec sa psychologie à deux balles… son écriture approximative ponctuée de quelques mots savants justifiant peut-être son nouveau statut de romancier… son absence totale d’unité de lieu et de temps… ses dialogues pré-adolescents après une soirée la tête dans un sac plastique…  ce livre n’est décidément pas lisible.
Surtout garder vos 17 euros, je n’ai pas envie que Monsieur Geindre, encouragé par quelques ventes, en produise un jour un second, se croyant devenu auteur !

Son objectif supposé : illustrer ce qu’est un solipsisme ? Réponse : un idéal philosophique selon lequel il n’existe, pour le sujet pensant - ici l’auteur-  qu’une seule réalité, la sienne. Et bien, cela aussi est raté puisque existe, Monsieur Geindre, aussi la réalité du lecteur qui n’a pas envie de vous lire.

Ce livre pue. J’ai rarement trouvé aucun intérêt à un livre. Maintenant c’est fait !

Judith Lossmann

lundi 10 juin 2013

LES LUMINEUSES de Lauren Beukes

Elle a survécu. Il pensait l’avoir tuée. Elle veut se venger. Il va la retrouver.

En 1931, Harper, un marginal assassin se réfugie dans une vieille maison abandonnée. À l’intérieur, il a une vision. Il voit de visages de femmes auréolés de lumière et des objets qui leur sont associés. Un petit poney. Une carte de base-ball. Un dessin… Il comprend qu’il doit les trouver et les tuer.

Les lumineuses de Lauren Beukes
Texte : Judith Lossmann
www.lavieestbellemag.com


Au fil des années, il va réussir à créer des "constellations" en réunissant les femmes les unes après les autres dans une série de meurtres avec des mises en scène macabres. Il est aidé en cela par la maison elle-même qui lui permet de voyager dans le temps. Il trouve donc ces victimes en 1943, 1954, 1972, 1992, se réfugiant entre ses crimes dans l’étrange maison en 1931. Kirby, laissée pour morte va réussir à s’en sortir et mettre en péril l’organisation parfaitement huilée de l’assassin.

On prend plaisir à lire ce livre dont la principale originalité repose sur ce mélange policier/fantastique. Parfois un peu confus, il nous promène d’une décennie à l’autre. On s’attache bien vite à Kirby, la victime vengeresse armée d’un courage et d’une force de vie hallucinants. Mais on aurait aimé mieux comprendre comment fonctionne cette maison et avoir son point de vue.

Les lumineuses de Lauren Beukes aux éditions Presses de la Cité.

samedi 6 avril 2013

NE T’ÉLOIGNE PAS D’HARLAN COBEN chez Belfond Noir

Bof, bof, bof !

On a connu un Harlan Coben en bien meilleure forme que dans ce roman, compilation de mauvaise qualité des poncifs du genre : la pute repentie, le flic tenace, le tueur à répétition, les cadavres entassés et évidemment un coupable insoupçonnable qui, finalement, avait toutes les bonnes raisons d’agir comme il agissait. Ouf, la morale est sauve !
Alors soit l’auteur était en perte d’inspiration sur ce roman soit les séries policières, de plus en plus bonnes, nous habituent à un certain niveau d’énigmes et de narration.
Je ne le conseille pas.

Judith Lossmann

Ne t’éloigne pas d’Harlan Coben aux éditons Belfond Noir.

samedi 23 février 2013

1000 LIEUX QU’IL FAUT AVOIR VUS DANS SA VIE chez Flammarion

Nous ne serions pas un véritable magazine de voyages si nous ne parlions de ce best-seller mondial que tout voyageur inextinguible se doit de posséder sur sa table de chevet…

Ce tout nouveau livre, seconde édition d’un best-seller vendu à plus de 3 millions d’exemplaires dans le monde ! (quand même), propose un tour de la planète au travers 200 pays et destinations immanquables.

1000 Lieux @lavieestbellemag.com


De la Corse aux Bermudes, du Nicaragua au Qatar, de continents en océans et d’îles chaudes en terres gelées, ce guide pose un rayon laser sur les richesses et la beauté de notre petite boule bleue.

Cette nouvelle version toute en couleurs se feuillette comme un livre et se savoure comme un voyage…

Judith Lossmann

Les 1000 lieux qu’il faut avoir vus dans sa vie de Patricia Schultz aux éditions Flammarion.

lundi 18 février 2013

LES PÈRES ET LES MÈRES SONT DES HUMAINS COMME LES AUTRES, de Paul Mesa


Un joli roman plein de surprises où l’histoire contée vaut bien la façon de la raconter.

La petite Bica (1,49m) a une drôle de vie. Depuis sa plus petite enfance, sa mère la trimballe d’un beau-papa à l’autre, explorant ainsi autant de pays et de villes où les attaches se défont à la vitesse des ruptures amoureuses de Maria. Jusqu’au jour où elles s’installent à l’hôtel du Cocher, ainsi baptisé à cause d’une faute d’orthographe de l’imprimeur. Là, les années passent, semble-t-il, dans une relative douceur.
Quand on rencontre Bica, sa mère vient de mourir. Ce n’est pas très grave, parce qu’en fait, la défunte est toujours là, en pleine forme. Certes, il n’y a que Bica pour la voir et échanger avec elle, mais cette étrangeté ne retire rien à la force de la présence maternelle.

Les pères et les mères sont des humains comme les autres.


Alors Bica chercher à aider sa mère et selon la légende familiale doit faire un enfant pour permettre à sa mère de monter au ciel…
Alors Bica cherche un homme pour faire son bébé et son père pour comprendre…
Alors Bica raconte…

Un roman fantaisiste et charmant, mâtiné d’une bonne odeur de café… mais je ne vous en dirai pas plus !

Les pères et les mères sont des humains comme les autres de Paul Mesa aux éditions Albin Michel

mardi 12 février 2013

LE MYSTÉRIEUX Mr KIDDER de Joyce Carol Oates

Sous ses airs légers, ce livre sombre dans les brumes nébuleuses de la séduction transgressive. La jeune Katya Spivak, du haut de ses seize ans et de ses talons 12 cm, fait indéniablement penser à une Lolita revisitée. Et, si elle oscille entre une naïveté de son âge et le cynisme d’une gamine élevée à la dure, c'est pour mieux nous blesser… Un court roman où le merveilleux le dispute à l'obscène…


Tout commence dans la rue. 
Le vieux et très distingué Mr Kidder aborde courtoisement Katya qui reluque une vitrine de dessous affriolants. Méfiante de nature, elle réagit avec la distance qui convient. Pourtant le charme, l'argent, le talent artistique et la grande et belle maison du vieux Kidder vont agir. Katya se laisse éprendre tout comme il semble épris. Il la  traite avec courtoisie et respect. Rapidement, Katya baisse sa garde. Le viel homme est loin d'être aussi sage qu'il y paraît et ses demandes de plus en plus nombreuse et impliquantes vont mettre à mal la conscience de la jeune fille.

Le livre de Joyce Oates inspecte les pratiques quelque peu douteuses des uns et des autres, éraflant au passage la haute idée que les individus se font généralement d'eux-mêmes. Certaines scènes sont assez suggestives. Un peu de sexe et de violence mâtinent l'ensemble d'une réalité sociale que l'on ne peut nier.

Un livre que l'on aime ou que l'on déteste. Le tout est de savoir pourquoi.  

Judith Lossmann

Le Mystérieux Mr Kidder de Joyce Carol Oates aux éditions Philippe Frey.

lundi 11 février 2013

BLACK COFFEE de Sophie Loubière

Vous aimez les meurtres, les histoires sombres, l'esprit road movie et plus particulièrement la mythique route 66 ? Ce livre parfaitement rodé, a été écrit pour vous. Vous le démarrez sur des chapeaux de roues, vous faites des haltes douces amères dans des villes fantômes dotées de bars miteux dans l'esprit Bagdad Café, vous arrivez à destination après moultes péripéties, à ceci près que vous ne parvenez pas du tout là où votre plan de route l'avait prévu. Vous l'aurez compris, dans ce livre, vous ne décidez rien… Et si vous croyez deviner, c'est fait exprès !




Comment ça commence ?

En juillet 1966, dans la petite ville de Narcissa, Oklahoma, un tueur sanguinaire égorge une femme enceinte et une petite fille de 6 ans. Il laisse pour morte la mère d'un jeune garçon, Desmond, qui a vu le bas du visage du tueur. Un parfait inconnu qui va pour toujours changer la vie du gamin, lequel grandit dans la culpabilité de n'avoir pas su défendre sa famille. Et ce n'est pas le père constamment absent, qui va arranger les choses.

Juillet 2007. Lola en rêvait. Avec son mari et ses deux enfants ils font la route 66. Son mari un peu à l'ouest. Le climat est tendu… Un jour, il disparait laissant femme et enfants seuls au bord de la route. Commence pour Lola, une quête de chaque instant. Elle veut savoir où est passé son mari. La police n'ayant jamais retrouvé son corps, elle veut le croire toujours vivant.

Juillet 2011. Le père de Desmond vient de mourir. Contre toute attente, Desmond s'installe dans la maison reçue en héritage. Ce qu'il ignore, c'est la teneur du message laissé à l'attention de son fils par un homme qui doit enfin avouer ce qu'il sait…

Bien sûr, les chemins de Lola et de Desmond vont se croiser pour le meilleur peut-être mais surtout pour le pire…

Judith Losmann

Black Coffee de Sophie Loubière aux éditions Fleuve Noir. 



dimanche 10 février 2013

L'IMPOSSIBLE MISS ELLA de Toni Jordan

Voilà un roman pour rire et s'amuser. Un réel divertissement sur lequel je parierai bien une probable adaptation au cinéma, tant les personnages, les lieux, les protagonistes sont fous et fourmillants… Surtout la jolie Ella…



Plusieurs personnages truculents et hauts en couleurs se partagent l'affiche de livre.
Ella en tête…
Ella, fille, belle-fille, soeur, cousine, des membres d'une famille d'escrocs professionnels très, mais alors très sympathiques. Toute cette bande vit à Cumberland Street, dans une maison remplie de pièces, de couloirs, de passages secrets. Sous l'autorité bienveillante de l'as de la famille, le fondateur du clan : LE père, la joyeuse bande monte des coups, organise des scénarios, achète et vends du matériel, disparaît et réapparait…

Quand on rencontre la rousse Ella la première fois, elle porte de grosses lunettes trop lourdes qui lui glissent du nez, un pantalon kaki moulant fait sur mesure, ceinture en peau de serpent, un top sans manche ajusté vert de la couleur de ses yeux. Aujourd'hui, elle rencontre Daniel Metcalf, l'héritier d'une fortune colossale qui distribue un peu de son argent à des missions scientifiques comme celle qu'Ella vient défendre : trouver les deux derniers tigres de Tasmanie qui hantent le parc national… Tout le monde sait que le tigre de Tasmanie est une espèce éteinte mais pour obtenir 25.000 dollars de contribution financière, Ella et l'ensemble de sa famille sont prêts à mobiliser toutes leurs ressources et leur savoir-faire.

Tout devrait se passer très bien mais le jeune héritier se découvre un intérêt particulièrement aiguisé pour les tigres de Tasmanie d'une part et pour Ella d'autre part. Et si Ella avait commis une erreur dès le départ ?

Bienvenue chez les escrocs aux ressources les plus étonnantes qu'il nous ait été donné de rencontrer. C'est drôle, pétillant, charmant.

Judith Lossmann

L'Impossible Miss Ella de Toni Jordan aux éditions Héloïse d'Ormesson.

LE MUR DE MÉMOIRE d'Anthony Doerr

En Afrique du Sud depuis la disparition de son mari Harold, une vieille dame, Alma, devient "Alzheimer". 
Au Cap, une équipe médicale a mis au point un système pour capter les souvenirs et les conserver sur une cartouche à visionner quand il est utile de "réactiver" la mémoire. 
Alma profite de cette invention géniale, sauf que ses souvenirs intéressent du monde…




J'aime ce livre de nouvelles écrit d'une plume délicate et mystérieuse. Un style à part entière. La naissance d'un écrivain dont la vision du monde est comme "scoliosée" : la réalité est là tout près, juste à côté et pas tout à fait droite. Ou, pour prendre une autre image, celle des silhouettes dans la chaleur du désert, bien présentes mais floues. Superbe et sensible.

Pour vous mettre en bouche…

Après le départ de Pheko, son homme de maison, père célibataire noir de la banlieue du Cap, Alma reste seule dans sa grande maison. Dans la nuit, elle entend des échanges de paroles dans sa cuisine au rez-de-chausée. Vaillante et volontaire, la septuagénaire descend au devant des "visiteurs". Le lendemain matin elle ne se rappelle plus de rien. À son arrivée, Pheko constate la disparition de deux oeufs…

Luvo, un gosse de 15 ans, malade et condamné à une mort certaine dans les mois à venir est l'objet préféré de Roger, un escroc à la petite semaine. L'intérêt de Luvo : ses drôles de petites antennes métalliques plantées dans son crâne.

Dans sa banlieue de 5ème zone, Pheko prend soin de son fils Temba, un enfant chétif et souffreteux en attente d'une opération miraculeuse apte à lui rendre la vie plus facile. Oui mais voilà, Pheko possède tout juste de quoi payer la location de leur cabane en bois.

Dans la belle maison d'Alma, l'agent immobilier et le notaire font l'inventaire.

Six personnages, des vies en cours, une passion pour les fossiles, une étrange machine… Le décor est planté pour une longue nouvelle formidable, originale dans le fond comme dans la forme…

À lire toute affaires cessantes…

Judith Lossmann

Le mur de mémoire d'Anthony Doerr aux éditions Albin Michel, Collection Terres d'Amérique.

lundi 14 janvier 2013

ET N'ATTENDRE PERSONNE, d' Éric Genetet

Un livre intimiste, conjugué à la première personne du singulier masculin…

Une voix masculine douce et profonde, susurre à l'oreille de celles capables d'entendre, tout ce que les femmes ignorent du chagrin d'amour des hommes, de leur instinct paternel, de leur déchirement quand les enfants s'en vont…
Un très joli roman dont la poésie résonne d'un accent de vérité et de vécu… Mais peut-être est-ce mon fantasme à moi ?
Une triste histoire… quoique ! En tout cas, une histoire avec une morale. Une fin insoupçonnable.

Quelques mots sur le livre.
À Strasbourg, Alberto et Isabelle forment un couple harmonieux que rien ne semble capable de venir troubler. C'était sans compter avec l'annonce faite par leur fils unique qui décide de partir s'installer à New York pour un bon moment. Un départ qui fait le bonheur d'Isabelle et le désarroi d'Alberto. Elle se sent pousser des ailes, prend ce temps libre sans enfant comme un trésor de temps à utiliser pour donner libre cours à ses envies. Lui, prend ce temps comme une punition, un rejet. Il se sent inutile et ne sait plus quel sens donner à sa vie. Comment vont-ils ensemble et séparément faire face à une telle divergence de point de vue ?

Éric Genetet décrit les affres de la crise du couple et de la quarantaine avec élégance et sobriété. Un roman qui se lit tout seul …

Judith Lossmann
Et n'attendre personne de Éric Genetet aux éditions Héloïse d'Ormesson

Les 500 de Matthew Quirk

La presse anglo-saxonne le situe entre John Grisham et Robert Ludlum… Je n'irais pas jusque-là ! Cependant, "Les 500" est un premier livre largement bien meilleur que nombre de énième roman d'auteurs connus et bien moins inspirés.

Ajoutons à cela, que le jeune auteur prodige est né en 1981… Un bébé donc ! Mais un bébé capable de produire un livre super bien construit, avec du style, une classe littéraire certaine. En plus, il y a du "fond" dans ce roman, du sentiment humain, de la peine, de la souffrance psychologique, bref de l'empathie…

Quand on plonge tête la première dans l'histoire, tout se tient. Les incidents, le suivi de faits, les rencontres, les explications. Et on veut absolument savoir la fin …

Alors, si c'est si génial que cela, pourquoi n'irais-je pas jusqu'à saluer dans la même direction que la presse américaine ?
Par esprit de contradiction !?
Non.

Tout simplement parce que j'ai l'impression de lire "La Firme" de John Grisham et que ça me gêne un peu aux entournures.
Ensuite parce qu'à force de faire courir son héros, de le faire sauter des toits, plonger dans l'eau glacée du Potomac, se faire ouvrir le torse au scalpel, s'enfoncer une écharde de 30 centimètres dans la cuisse et de continuer à courir comme un lapin de garenne, je vois un gamin qui joue avec ses jouets après avoir vu en boucle les films de Bruce Willis, Schwarzy et Rambo.

Ce n'est pas déplaisant, d'autant que, je le disais, le livre est rempli de bonnes choses…

Disons que j'attends le deuxième à paraître bientôt…

Judith Lossmann

Les 500 de Matthew Quirk aux éditions cherche midi éditeur.

jeudi 3 janvier 2013

L'espoir cette tragédie de Shalom Auslander

J'avais adoré "Les lamentations du prépuce", un récit autobiographique qui faisait la part belle à l'obsédante interrogation récurrente des juifs et des non juifs : qu'est-ce que c'est être juif ? Suivait "Attention, Dieu méchant", une compilation de nouvelles.


Autant dire que j'attendais avec une impatience mal contenue le premier roman de Shalom Auslander. Malheureusement, je m'y suis ennuyée au point de lire en transversal cette pseudo bonne histoire d'une Anne Frank qui habiterait le grenier campagnard d'une maison nouvellement occupée par une famille juive. Tout ce qui donnait du ressort aux nouvelles, plombe le roman ! C'est long, c'est larmoyant, c'est répétitif. En un mot c'est sans intérêt. Je suis d'autant plus triste de ce constat que j'attendais beaucoup et que l'auteur - prometteur - n'avait qu'à commander pour être aimé et encensé.
J'en conclus que la longueur minimale imposée pour être un auteur de romans n'est pas le format idéal d'Auslander.
Le prochain sera génial, j'en prends le pari… Judith Lossmann

L'espoir, cette tragédie, roman de Shalom Auslander aux éditions Belfond.

dimanche 5 juin 2011

4 QUESTIONS À JONAS JONASSON, l’auteur du roman Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire.

Jonas Jonasson - Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire -  La Vie Est Belle Voyages

Vous êtes-vous inspiré de Forrest Gump pour écrire l’histoire d’Allan ?
Pas du tout. En fait, j’ai mis  presque 20 ans pour écrire ce livre. Le plus drôle c’est que quand je m’y suis vraiment mis, c’était presque au moment où Forrest Gump envahissait les écrans de cinéma en Suède et que je ne l’ai pas vu.

L’Histoire du 20ème siècle est très présente dans votre livre. Etait-ce une façon de la revisiter ?
C’est drôle que vous me posiez cette question parce que si je devais avoir une autre vie, je choisirai certainement d’être historien. Je suis fasciné par l’Histoire. Elle explique bien des choses. Mais non, je ne l’ai pas revisité. Je me suis contenté de prendre les évènements réels et de faire intervenir Allan pour créer des moments stratégiques qui relèvent de la pure fiction. Quoique…

Votre livre va être adapté au cinéma ? Allez intervenir sur cette adaptation ?
Oui, je suis conseiller sur l’adaptation. Le film va être tourné en Suède par un réalisateur suédois et des acteurs suédois.

Travaillez-vous sur un autre livre ?
Je suis content de vous répondre oui mais je ne vous dirai rien sur son sujet. En revanche, je m’engage à écrire beaucoup plus vite cette fois-ci. (rires).

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire aux Presses de la Cité.


LE VIEUX QUI NE VOULAIT PAS FÊTER SON ANNIVERSAIRE, un premier roman de Jonas Jonasson


Un voyage décoiffant dans l’Histoire …

Aujourd’hui Allan a cent ans. Dans sa maison de retraite tout le monde se prépare à la fête sauf que, pas décidé du tout, à commérer cette date avec de vieux grabataires édentés, Allan décide de sauter par la fenêtre et de s’enfuir charentaises aux pieds. La gare des bus est le seul endroit possible pour mettre le maximum de distance entre lui et cette ville dont il ignore tout. Avec la menue monnaie dont il dispose, il achète un ticket pour une destination inconnue.
Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire - Un roman de Jonas Jonasson - © La Vie Est Belle Voyages

Dans la salle des pas perdus, il garde gentiment la valise d’un jeune type parti se soulager. Mais qu’est-ce qui lui prend à Allan de piquer la valise du jeune gars et de foncer dans le bus armé de cette chose à roulettes bien lourde ? Arrivé à destination, il traîne la valise solidement cadenassée derrière lui et atterrit chez LE malfrat de la région… Y’a que chez lui qu’il y avait de la lumière… Ils sympathisent. Quand le jeune homme rallie lui aussi ce village du bout du monde pour récupérer son bien, les deux hommes ont réussi à ouvrir la valise et découvert 50 millions de couronnes suédoises ! Inutile de dire qu’ils ne sont pas du tout décidés à les lui rendre !
Commence alors une cavale invraisemblable dans toute la Suède. Chaque étape rajoute un personnage improbable à une fine équipe déjà complètement hétéroclitecomposée en autre d’une éléphante rescapée d’un cirque. Le roman s’articule autour de la cavale en temps réel et des récits de la vie d’Allan ces 90 dernières années. Des années d’aventures qui l’on conduit de Chine au Tibet, d’Iran aux USA, rencontrant au passage Mao, Truman, Franco, Staline… Un voyage décoiffant dans l’Histoire du 20ème siècle. C’est hilarant, désopilant.

Ce livre s’est vendu à 500.000 exemplaires en Suède. Il fait penser à un Forrest Gump poussé par le vent, sans crainte aucune de ce qui va lui arriver. Confiant et prêt à accepter le meilleur comme le pire du moment qu’il est en vie ! Judith Lossmann

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire de Jonas Jonasson aux éditions Presses de la Cité

Lire l’interview de Jonas Jonasson

Ecouter Jonas jonasson





dimanche 3 avril 2011

FLINGUEUR DES TONTONS de Stéphane Germain et Géga


Que du bonheur pour les fans de ce film culte que des générations successives se refilent sans faiblir…

J'ai connu et je connais encore des soirées où mari, frère et ami(e)s se donnent rendez-vous dans mon salon pour bénéficier de mon écran 127 cm pour revoir (certains pour la 25ème fois) les Tontons Flingueurs. J'étais la plus récalcitrante. Moi les Tontons Flingueurs ça me passait au-dessus. Ca ne m'a jamais fait tellement rire. Ce qui me fait rire en revanche, c'est l'ambiance devant la TV… On dirait qu'ils sont tous scotchés à l'écran. À chaque réplique (évidemment elles sont toutes cultes), ils s'approchent encore plus. À la fin, je vous le jure, il reste des traces du bout de leur nez sur mon écran. Au fur et à mesure de leur avancée, ils disent tous et en choeur, la réplique qui va arriver. De fait, on n'entend pas les acteurs, tant cette fine équipe est fière et hilare et prête à toutes les auto-satisfactions de si bien maîtriser le sujet !
Du coin de mon salon, c'est là que je me remise d'office car "de toute façon comme ça ne te fait pas rire, t'as qu'à nous préparer un café"…,les voir s'agiter en groupe, prendre leur souffle, se retenir de rigoler (parce que ce qui est vraiment cool c'est de balancer la réplique tous ensemble et en y mettant le ton), puis s'esclaffer ensemble à la même seconde, moi, c'est ça qui me fait rire depuis toutes ces années. Et puis, à force, je dois dire que je me laisse gagner par cette fièvre tontonflingueuse !
Alors que Stéphane Germain (qui pourrait rejoindre mon groupe de déchaînés) accompagné de Gérard Gargouil dit Géga aux illustrations, aient eu la bonne idée de créer une enquête approfondie sur ce film culte pour redonner une nouvelle vie à tous les personnages du film me paraît être une idée géniale.
D'autant que ce petit livre révèle tout ce qu'il est possible de savoir. Même les plus informés (et vous l'avez compris, j'en connais) ont fait des découvertes, c'est dire.
Les illustrations sont remarquables et replongent illico presto, les fans dans l'ambiance du film.
Quant au quizz (proposé par niveau de connaissance du film), il a provoqué bagarres, hilarité et croyez-le ou non…
on m'a envoyé dans la cuisine faire le café !

Le dico Flingueur des Tontons de Stéphane Germain et Géga aux éditions Hugo&Cie. 12,95 €.

jeudi 3 mars 2011

ILS ONT VU L'AU-DELÀ de Pierre Bellemare


60 histoires aux frontières du réel…

En préambule, Pierre Bellemare nous explique que toutes les histoires ont été vérifiées, même les plus anciennes. On lui fait confiance. Pourtant certaines sont vraiment incroyables. Par exemple, celle d'un journaliste - en mal d'actualités- qui livre un papier totalement inventé à son rédacteur en chef. Une histoire rocambolesque, improbable dont chaque détail va se révéler exact. Ou cette autre, très poétique du théâtre de Pigalle construit par un célèbre Baron R. pendant les années folles. Ce théâtre, aux combles du modernisme, doté de tous les éclairages, de la meilleure machinerie jamais vue à Paris, ne parvient jamais à attirer le public comme s'il était doté d'une guigne perpétuelle. Certains laissent entendre que la présence d'eau sous une construction transforme la plus belle des maisons en caissons à cancer. Mais de l'eau à Pigalle… on le saurait. Année après année, rien n'y fait. Au point que le théâtre sera entièrement détruit en 1956, 30 ans après sa construction.

Ils ont vu l'au-delà de Pierre Bellemare aux éditions Albin Michel.

LE RÉGIME IG MÉTABOLIQUE du Dr Pierre Nys


Diabète, hypertension, cholestérol, surpoids… Un guide indispensable pour protéger sa santé…

Ce livre nous concerne tous, sans exception. Car nous avons tous un métabolisme qui détermine notre silhouette, nos aptitudes cérébrales, notre bien-être, notre longévité. Ce guide vous est spécialement dédié surtout si vous avez du diabète, un surpoids (danger s'il est autour du ventre), une tension trop élevée.

Ce livre explique ce qu'est le syndrome métabolique. Quels sont les grands principes du régime IG ? Propose 15 jours de menus IG et 100 recettes. Et une table des aliments les plus courants avec leur IG pour ne pas se tromper.

À mettre entre toutes les mains.

Le régime IG de Pierre Nys aux éditions Leduc éditions.

LE CHERCHE BONHEUR de Michael Zadoorian


Un couple à la retraite, dont l'un à la limite Alzheimer a disparu…

Ils ont partagé 60 années de mariage, fait des enfants. L'une est atteinte d'un cancer. L'autre a la mémoire qui flanche. Ils savent que le temps leur est compté. Ils décident de partir, sans rien dire à personne, dans leur camping-car baptisé Le cherche Bonheur. Une chance : si John ne sait plus grand chose, il sait encore conduire. Autre chance : de temps à autre John reconnait sa femme, se souvient de leur vie et pendant quelques instants suspendus tout à l'air normal.
Partir à l'aventure une dernière fois, voici le thème de ce livre attachant, délicieusement incorrect.

Le cherche bonheur de Michael Zadoorian aux éditions Fleuve Noir.

ZONE EST de Marin Ledun


Dans un futur proche, un traqueur d'informations quitte le monde organisé pour celui, inconnu qui sévit derrière le mur…

Thomas Ziegler, traqueur (détective) à la mode des années 2040/2050 utilise tous les moyens contemporains pour fournir des informations à ses commanditaires. Pour cela il branche des appareils directement sur la prise insérée sous la peau du commun des mortels, autrement dit de tout le monde. Ce jour-là, alors qu'il a fini son boulot, quelle mauvaise idée lui a prit de regarder dans la carte mémoire de sa victime ? D'autant qu'il y a vu l'inimaginable : une véritable femme, nue, capable de traverser le mur. Dans cette société concentrée dans la vallée du Rhône, entourée de hauts murs où tout un chacun est rafistolé à coups de chirurgie et d'organes artificiels pour pallier les attaques des virus en tous genres, il n'est plus un seul être humain entier. Alors, cette femme, d'où vient-elle ? Traqué par ses commanditaires, démuni de tout, curieux de savoir ce qui se trame derrière le mur, Thomas choisit de foncer pour voir.

Zone est de Marin Ledun aux éditions Fleuve Noir

DES AMIES DE TOUJOURS de Jennifer Weiner


Une histoire d'amitié improbable sur fond de road movie à la Thelma et Louise…

À trente-trois ans,Addie décide d'arrêter les régimes, les rencontres à deux balle sur internet et de croire à l'arrivée imminente du prince charmant. Mieux être seule chez soi que mal accompagnée. C'était sans compter avec l'arrivée impromptue de l'ex-meileure amie d'Addie, une certaine Valerie, qui après une nuit alcoolisée et un accident de voiture, a besoin d 'aide. Quand elles reviennent sur le lieu de l'accident, la victime, un anciens petit ami des deux copines, il a disparu.
Commence un road movie à travers tous les États-Unis.

Des amies de toujours de Jennifer Weiner aux éditions Belfond, collection "mille comédies".

mardi 1 mars 2011

ASPIRER de Kevin Hall


L'émergence de la bonté en Soi par le pouvoir de mots transformateurs

Un livre magnifique, habillement rédigé, qui aide à comprendre que les mots possèdent un pouvoir. Connaître les mots, mieux les identifier, reconnaître leur parcours dans l'histoire permet d'en saisir le sens et de les utiliser correctement et positivement. Ce livre aide à corriger les erreurs courantes, et celles liées au chemin de vie de chacun. Apprendre à utiliser les mots permet de mieux conduire sa vie. On apprend à reconnaître les mots qui attirent et ceux qui repoussent et ceci dans tous les domaines : privé, amoureux, familial, affaires.
Révélation garantie pour certains, redécouverte pour d'autres, "Aspirer" apprend à comprendre nos pensées profondes.
Ce livre est foncièrement positif.

Aspirer de Kevin Hall aux éditions Ariane. (isbn : 9782896 260843)

MAIGRIR SELON VOTRE SILHOUETTE


Les secrets de la morphonutrition pour perdre des kilos là où vous voulez…

Pour 95% des régimes sont-ils inefficaces ? Et pourquoi perd-on précisément des kilos là où on ne voudrait pas, alors qu'ils s'accrochent là où on essaie de les déloger ? La réponse est simple : parce qu'on s'obstine à vouloir faire maigrir tout le monde de la même façon alors que nous sommes tous différents. Avec ce livre, adoptez enfin le régime fait pour vous en commençant pas identifiant parmi les 8 grands types de silhouettes identifiées, laquelle est la vôtre.
Conseils, recettes, semaine de régime, compléments alimentaires, exercices… tout y est. Y'apluka…

Maigrir selon votre silhouette du Dr Raphaël Blairvacq aux éditions Leduc éditions.

ET MÊME APRÈS d'Avivah Perez


Elle promet de l'aimer et de le chérir toute la vie…

Et même après… Je n'ai pas été séduit par ce roman, au thème éculé, à l'écriture enfantine, pour ne pas dire immature à la limite du désagréable. On a connu des romans à l'eau de rose, type collection Arlequin, mieux écrit que celui-ci. Je sais, c'est dur de dire, mais je l'ai lu au moins jusqu'à la page 87 sans jamais que le niveau remonte. Quel ennui ! Quel ennui de critiquer aussi sévèrement le travail (car il y a du travail pour produire un livre et cela quel que soit le niveau de talent de son auteur) d'une personne qui veut nous promener dans son univers ! J'aurais aimé vous dire "jetez-vous dessus". Je le fais pour de nombreux livres. Mais là, avec la meilleur bonne volonté du monde, je ne pouvais. Et je ne pouvais pas non plus vous dire de le lire. Alors oui, je pouvais me taire mais je n'ai pas envie d'être instrumentalisé et de laisser des livres sans intérêt aucun circuler sans m'y opposer.
Désolé pour vous Avivah Perez. Prenez-le bien et pour le prochain, remettez-vous en question car j'en suis sûr vous pouvez bien mieux faire que cette longue rédaction.

Et même après d'Avivah Perez à la Société des écrivains.

UN PÈRE POUR GRANDIR de Jean Le Camus


Pour une paternité positive…

Malgré la modernité de notre société, bien des hommes s'interrogent encore sur leur rôle de père. Qu'est-ce que ça veut dire être père ? Image de la force, du respect, de l'autorité oui mais… on attend, la société attend, du père qu'il dise "non", en opposition à la femme, la mère qui dit oui… pour ne pas blesser, pour être complice, pour garder l'amour… mais surtout parce qu'elle ASSUME. Répondre oui pour un père c'est s'impliquer en tant de parent au côté de la mère et assumer le partage des responsabilités. À lui de s'engager le plus tôt possible. C'est en occupant le terrain émotionnel et éducatif que les enfants permettent à leur enfant de bien grandir.

Un père pour grandir de Jean Le Camus aux éditions Robert Laffont, Collection "réponses".

dimanche 13 février 2011

UN JOUR de David Nicholls


Leur histoire commence un 15 juillet 1988. Margaret Thatcher est au pouvoir. La new wave bat son plein. Dexter et Emma, viennent de passer une nuit ensemble. Ils ne le savent pas encore mais ils viennent de vivre un coup de foudre !

Il est beau, elle plus banal. Il est riche, elle est pauvre. Il est ambitieux, un rien prétentieux. Elle est modeste et humble. Il boit. Elle est en pleine forme. Il voyage, sort, drague. Elle est casanière, chaste. Bref,ils sont aussi différents qu'il est possible de l'être et pourtant au fil des années (on les retrouve tous les 15 juillet…), le lien créé ce premier soir du 15 juillet 1988 n'est jamais rompu. Elle lui écrit des lettres drôles, il lui envoie de vagues cartes postales. N'empêche, ils se débrouillent pour se voir, se suivre, n'hésitent à critiquer les penchants de l'une, les excès de l'autre. Ho bien sûr, ils pensent parfois qu'ils devraient tenter quelque chose, mais la vitesse de la vie décide à leur place.
Finalement ils vont vivre leur vie chacun de leur côté en faisant de rares mais réelles incursions dans la vie de l'autre.
Et puis, un jour…

Un livre attachant sur l'amitié, l'amour mais aussi sur la vie qui passe vite si vite, sur les occasions manquées, les illusions perdues. Des personnages très construits que l'on aime très vite surtout Emma et son humour corrosif qui agit comme une cuirasse.

Un jour de David Nicholls aux éditions Belfond, 22€.

IDENTITÉ VOLÉE de Charles Den Tex


Toutes les deux secondes, quelque part dans le monde, un individu usurpe une identité et ouvre un compte bancaire sous le nom d'une autre personne. Aux USA, le nombre des victimes est estimé à 25 millions. En Angleterre, 4 millions.

Michael Bellicher, vit à Amsterdam où il est conseiller en communication. Il vit plutôt très bien, selon les codes internationaux des Bobos jusqu'au jour où il est témoin d'un accident mortel qui se produit juste devant lui sur une autoroute déserte. Il appelle la police. ERREUR ! À peine a-t-il expliqué ce qu'il a vu que les policiers l'interrogent comme s'il était un assassin en puissance. De fait, c'est ce qu'il est. En tous cas, en vertu des informations dont disposent les flics qui prouvent que Bellicher est recherché pour homicide involontaire. Un accident qu'il aurait provoqué dans un coin des Pays Bas où il n'a jamais mis les pieds, dans une voiture à son nom, qu'il n'a jamais achetée !
Michael comprend qu'il est victime d'une usurpation d'identité. Il lui suffit de prouver son innocence. c'est facile. Des amis vont témoigner. Mais rien ne va. La situation se complique d'heure en heure au-delà de tout. Le pire cauchemar existant ne cesse de s'assombrir.
Écrit de main de maître es angoisse, on ne peut lâcher ce livre. Chaque page enferre le personnage encore plus, au point qu'à un moment, nous aussi on finit par douter de son innocence et s'insinue sous notre crâne la question : et s'il était vraiment un terroriste…
Une plongée dans les mondes à part de la police, de l'armée.
Glaçant.
Après cette lecture, sûr que vous surveillerez vos papiers d'identité autrement.
Prudence, le danger rôde…

Identité volée de Charles Den Tex aux éditions Presses de la Cité, 22,50€.

MAIGRIR PENDANT SON SOMMEIL du Docteur Philip Martinez


Maigrir grâce aux biorythmes et perdre jusqu'à 8 kilos en 4 semaines

Fondée sur trente ans d'expérience, la méthode du Dr Martinez permet de perdre du poids sans privation, ni frustration puisqu'il s'agit de maigrir en dormant.
Son secret ?
Pendant la nuit, lorsque nous dormons, la sécrétion d'insuline cesse, ce qui permet aux parois des cellules graisseuses de devenir porteuses et de se transformer en petites portes, elles laissent alors s'échapper dans le sang les graisse qu'elles contiennent. Pourquoi ? Pour que le corps les brûle afin de maintenir sa température ) 36°C.
Ainsi nous pouvons éliminer l'équivalent de 500 kilocalories en dormant 8 heures par nuit, ce qui correspond à :
10 km de marche
2h de marche sur un tapie roulant

Pour y parvenir il suffit de respecter les biorythmes du corps en mangeant les bons aliments à la bonne heure afin d'éviter à notre organisme de stocker. Pur nous y aider, cet ouvrage propose une grande variété de menus et de nombreuses recettes gourmandes.

Perdre jusqu'à 8 kilos en 4 semaines du Dr ph. Martinez aux éditions Albin Michel, 16,90 €.

mardi 8 février 2011

MARINA de Carlos Ruiz Zafon


Zafon dit de "Marina" que de tous les romans qu'il a écrit celui-ci est son texte préféré…

Si vous n'avez jamais lu Zafon, commencer par "Marina" paraît une très bonne idée. On trouve dans ce roman, tout ce qui participe des fondations de l'auteur, du romancier. L'ambiance gothique, le romantisme, l'étrangeté, l'amour, la séparation…
Édité par Pocket Jeunesse, à destination de la jeunesse donc !? on est endroit de se demander pourquoi. Ne tenez aucun compte de cette fausse idée et jetez-vous sur ce livre qui vous rappellera quelques-uns des meilleurs moments de votre vie : ceux où vous croyiez que tout était possible !
En tous cas, moi j'ai adoré ce voyage dans le temps (le mien) et dans le temps (celui de l'auteur). Avec sa belle histoire, il nous promène dans un imaginaire prolixe avec pour témoin, un tout jeune homme, solitaire qui tombe amoureux d'une jolie et mystérieuse Marina. Ensemble, ils se lancent sur la résolution d'une énigme vieille de 40 ans… Une histoire captivante.

Marina de Carlos Ruiz Zafon aux éditions Pocket Jeunesse, 19 €.

lundi 7 février 2011

NOUS ÉTIONS DES HOMMES de Gilles Legardinier



Fascinante énigme que celle des bambous qui fleurissent tous en même temps où qu'ils se trouvent sur la planète… Une clef pour comprendre la maladie d'Alzheimer !

Je l'adore ce Gilles Legardinier. Depuis son précédent roman "L'exil des anges" qui m'avait scotché (l'auteur appréciera l'allusion !).
Avec ce nouveau livre "Nous étions des hommes", les mêmes causes produisent les mêmes effets. On commence en se disant j'arrête à minuit et demi, puis à 1 heures moins vingt cinq on se donne jusqu'à 1h du matin. Et puis ça dure comme ç a jusqu'à ce que les yeux se ferment. C'est dire si le Sieur Legardinier sait nous tenir par la main et nous faire suivre ses voies.
Là, il a décidé de nous promener dans un monde de scientifiques, de chercheurs, de malades d'Alzheimer et dans le monde, si décrié en ce moment - des laboratoires pharmaceutiques et des brevets.
Sûr qu'avec Gilles Legardinier, le monde n'est pas celui des Bisounours ou de Candy chez Oui-oui. Pour le fric, personne - ou presque- ne recule devant le pire.
Un peu policier, un peu romantique (et oui quand même), un peu flippant (on va tous crever en perdant la tête) , un livre qui court très vite … histoire peut-être de devancer le destin…

Nous étions des hommes de Gilles Legardinier aux éditions Fleuve Noir, 18,90 €. Sortie le 13 janvier 2011

jeudi 13 janvier 2011

LA FÉE BENNINKOVA de Franz Bartelt


Une gentille fée abracadabrante !

Il n’a pas de pot, Clinty ! Il est handicapé de naissance, timide, pas très beau… Sa vie semble bien monotone. Ses seules relations, il les entretient avec la caissière un peu trop joufflue du supermarché en face de chez lui. Et puis, un jour tout change. Une fée, une vraie, fait irruption chez lui pour y faire pipi. Non seulement elle a perdu sa baguette magique mais elle est poursuivie par de vilains lutins noirs.

Bien sûr quand elle raconte son histoire abracadabrante à Clinty, il n’en croit pas un mot. Tant pis si la demoiselle est une menteuse. Il est bien content d’avoir de la compagnie et lui propose l’hospitalité en attendant que le facteur lui livre sa baguette magique de rechange. La fée accepte en échange de la promesse de faire de lui un Prince Charmant dès que sa baguette sera là.

Dans cette attente se noue une intimité amicale et Clinty, se laisse aller à raconter son quotidien. Et ce que l’on apprend donnerait presque des envies de meurtre !

J’aime ce livre facile à lire dont l’efficacité redoutable tient autant à son talent de narrateur qu’à son sujet. A sa façon, Bartelt dénonce avec une certaine violence, l’attitude de nos contemporains vis-à-vis des handicapés. Un livre qui fait rire et qui énerve grave !

La fée Benninkova de Franz Bartelt aux éditions le dilettante. 15 €