mercredi 24 septembre 2008

MADONNA



À l'heure où sort son premier film en tant que réalisatrice, "Obscénité et Vertu", il est intéressant de découvrir les rouages de la personnalité de l'une de nos plus grandes icônes pop.

Elle est la chanteuse la mieux payée de tous les temps et la femme la plus célèbre du monde. De son enfance difficile à ses premières années trépidantes à New York, des scandales "Sex" des années 90 au modèle de vertu qu'elle développe et représente depuis quelques années, Madonna Ciccone, pose questions et d'abord à elle-même. Se vivre ainsi, à la fois ange et démon, se réinventer en permanence, surfer depuis bientôt 30 ans au sommet des chart, être grosse puis maigre, puis sportive, adopter, dans la controverse, nécessitait bien une biographie. 
Sans concession, la bio de Lucy O'Brien analyse le phénomène Madonna, son parcours, ses rêves, ses ambitions et ajoute des touches subtiles au portrait de la star au travers d'interviews réalisées auprès de ceux qui la ou l'ont côtoyée : musiciens, paroliers, danseurs, producteurs, réalisateurs. Quelle femme !

Judith Lossmann

Madonna de Lucy O'Brien aux Éditions Presses de la Cité, 482 pages, 22,50 €.

L'HOMME QUI VOULAIT VOIR MAHONA


Un nouveau livre signé Henri Gougaud…

Avec cet auteur, conteur à l'imagination féconde, impossible d'être déçu. Nous vous présentons régulièrement les œuvres de cet écrivain particulièrement prolifique.
Avec cet opus, il nous conduit dans l'Amérique du Nord et du Sud, bien avant qu'elles ne s'appellent Etats-Unis ou Latine. À l'époque, où la Floride et son sud sont peuplés d'Indiens pacifiques, se nourrissant de plantes, de fruits et de maïs, craignant la colère des cieux et des montagnes, jetant des pièces d'or au fond des lacs d'altitude pour apaiser les Dieux. À l'époque, où les premiers espagnols, à peine descendus de leur caravelles, sont reçus comme des frères, certes bien différents, mais des hommes, que diable ! Qu'importe la couleur. Une bienveillance qui n'aurait pas de réciprocité.

Gougaud décrit avec un style bien à lui, comment les espagnols vont poser les bases de l'anéantissement des indiens et comment le héros de son histoire va prendre partie, malgré lui, pour ces hommes si sages qu'il sait en voie de disparition. 

Une merveille de beauté, de bonté, un livre à lire absolument.

Judith Lossmann

L'homme qui voulait voir Mahona aux Éditions Albin Michel, 308 pages, 19,50 €

POURQUOI LES ARAINGÉES NE SE PRENNENT PAS DANS LEUR TOILE ?


… et autres petits mystères de la science

Par exemple pourquoi vous est-il impossible de vous chatouiller vous-même ? Que se passerait-il si vous tombiez dans un trou noir ? Pourquoi toutes ces fossettes sur les balles de golf ? Au foot, pourquoi a-t-on l'avantage quand on joue à domicile ? Où commence l'espace ? Pourquoi le cri du canard ne produit-il pas d'écho ?

Une sélection des meilleures questions/réponses scientifiques parues dans le Sunday Telegraph, sur toutes les interrogations, petites, grandes, parfois futiles et les plus souvent drôles. 

Les minuscules mystères du quotidien ne sont pas moins fascinants que les grandes théories de l'Univers…

Judith Lossmann

Pourquoi les araignées ne se prennent pas dans leur toile ? de Robert Matthews aux éditions First Editions, 295 pages, 14,90 €.

mardi 16 septembre 2008

SO CHIC


Comment une anglaise voit les françaises…

Quand la british Helena Frith Powell débarque en France, pour suivre son mari muté dans le sud, elle voit les française comme des caricatures se résumant à : deux rouges à lèvres et un amant tiret anorexiques ! 
Joli programme s'il en ait et qui pourrait passer pour réel mais évidemment la formule ne résiste heureusement pas à l'analyse que l'auteur fait de nos compatriotes. 
Toutefois, sa vision - organisée comme des classeurs d'écoliers (Oublions le Botox, Bonjour Paresse,Dix kilos, etc…) de nos contemporaines, est plutôt gratinée. C'est à mourir de rire et - avouons-le - loin d'être faux. Son livre est un amusant constat de ce que sont les françaises (plutôt hype qu'ouvrières), dommage, c'est le seul reproche que l'on peut lui faire.
On y apprend quelques secrets de beauté de Catherine Deneuve, Carla Bruni, Annie Duperey et de bien d'autres… 

Découvrir comment on nous voit à l'étranger vaut bien un charmant détour dans So Chic !

Judith Lossmann

So chic de Helena Frith Powell aux édictions Leduc, 215 pages, 16,90 euros.

LA VOITURE DE PAPA


Par l'auteur de la saga familiale "Nos meilleur années" qui a connu un immense succès en France en 2003…

Un médecin admiré, issu d'une riche famille milanaise est soudainement rattrapé par son passé de militant d'extrême gauche. Alors que sa vie ronronne, Mario, son copain d'enfance surgit dans son quotidien : il a évolué vers le terroriste et est recherché. Leur ancien chef, devenu un juge féroce et manipulateur, très engagé dans la lutte contre le terrorisme ne va tarder à renouer également avec le médecin. Pour les trois anciens amis, rien n'est plus comme avant…

Un habile roman sur l'amitié et les illusions perdues. Je ne peux que regretter le style ampoulé qui alourdit le récit. Pour tout le reste, c'est à lire…

Judith Lossmann



La voiture de papa de Marco Tullio Giordana aux éditions JC Lattès, 340 pages, 20 euros.

LA MORT DÉCODÉE



Rien de triste ne se cache sous ce titre, bien au contraire…

L'auteur est médecin anesthésiste-réanimateur, c'est dire, s'il sait de quoi il parle ! 
Pour évoquer ces expériences de NDE (Expérience de mort imminente, de T.C.I. ( (Trans Communication Instrumentale), d'écriture automatique et autres technique de l'arsenal quotidien de ceux qui cherchent à savoir s'il existe une vie après la mort, Jean-Jacques Charbonier a choisi d'écrire un "roman" initiatiques sur les états de conscience modifiés.
On rentre donc de plein pied dans l'histoire de ces deux familles qui, chacune leur tour, perdent leur adolescent dans des circonstances accidentelles banales. Dans leur besoin de faire leur deuil respectif, les familles auront recours à nombre de méthodes existantes sur le marché, charlatans y compris. 

À travers cette histoire, Charbonier, livre son témoignage sur des récits de NDE, des phénomènes étranges et des découvertes que la physique quantique ne saurait renier.

Un livre idéal pour ceux qui sont au début de leur quête. Les autres s'ennuieront.

Judith Lossmann

La mort décodée de Jean-Jacques Charbonier aux éditions Exergue, 287 pages, 20 euros.

mardi 9 septembre 2008

MAUDIT KARMA


Drôle et surprenant… on aime !

Kim Lange est présentatrice vedette à la Tv où elle anime un célèbre talk-show. Alors bien sûr, elle trompe son mari, néglige sa petite fille, déteste sa mère, règne en despote sur son entourage professionnel… Le soir de la remise de prix qui la couronne Star de l'année, une météorite, un peu spéciale, lui tombe sur la tête. Elle meurt et ayant accumulé trop de mauvais karma, se réincarne en fourmi ! Ce qu'elle pouvait espérer de mieux quand on sait que certains se réincarnent en amibes ou en bactéries intestinales !
Commence alors un long chemin pour remonter l'échelle des réincarnations. 
Kim sera tout à tour vache, écureuil, cochon d'inde, fourmi encore et encore… Kim, qui ne perdra jamais sa conscience "humaine" rencontrera sur sa route Cassanova.
Autant d'expériences qui lui permettront de revoir sa conceptions de l'existence.

C'est intelligent, émouvant, incisif. On le lit sans pouvoir s'arrêter.

Judith Lossmann


Maudit Karma de David Safier aux éditions Presses de la cité – environ 15 euros.

LE FIANCÉ DE LA LUNE



Un premier roman…

Éternel célibataire, playboy et coucheur, toujours entre deux avions, Arno va tomber fou amoureux de la jeune chanteuse Giannina. Et puis malgré la beauté de l'amour, celui-ci va commencer à fondre, à s'étioler, jusqu'à la tromperie. Classique. Rien ne résiste au temps ! Sauf que Giannina va apprendre qu'elle est atteinte d'une maladie incurable. Que va-t-il se passer dans la tête d'Arno ?

Les mots sont simples, certaines phrases vont virevolter nos cœurs et nos âmes et puis c'est une histoire de passion… Nous y sommes tous sensibles n'est-ce pas ?

Pourtant, Arno ne m'est pas sympathique, il est somme toute assez banal, vite rassasié, trop vite pour en faire un héros quotidien ! Est-ce sa faute ou celle de son créateur ? On le saura dans le second roman d'Éric Genetet. À suivre.

Judith Lossmann



Le fiancé de la lune d'Éric Genetet aux éditions Héloïse d'Ormesson – 124 pages – 15 euros.

mardi 29 juillet 2008

LE MAITRE DES NOMS


Un premier roman extrêmement bien construit. Vivement le prochain… 

Paris, 2045. La vie de la société est régie par Gorgone, un réseau informatique ultra sophistiqué dont les milliards de ramifications, en fibres optiques, s'insinuent absolument partout, même sous la peau des citoyens. Une "solution risque zéro", née des crises sécuritaires des décades précédents et globalement très bien acceptée par la population, qui, à son habitude, ne se pose que peu de questions et vaque à ses occupations quotidiennes… Ainsi la vie passe-t-elle ! 
Jusqu'au jour où Anne Ripley, haut fonctionnaire, formatée aux roueries de Gorgone, trouve un carnet dans le métro. Elle y découvre l'étrange confession d'une inconnue qui explique comment elle a été obligée de tuer et au nom de quoi.
Avec cette lecture, la vie d'Anne bascule. À son tour, elle n'a d'autres choix que de pénétrer dans le machiavélisme de ce jeu grandeur nature où ceux qu'elle aime sont en danger de mort, sauf si elle trouve la solution de l'énigme…

Voilà un roman qui se dévore. Il décrit des situations quotidiennes ce qui ajoute encore au climat d'angoisse et de danger qui alimente l'histoire. Très vite, on se dit que ce futur est déjà à notre porte. Et si tout cela était possible, que ferions-nous ? 

Judith Lossmann


Le maître des noms de Josef Ladik aux éditions First Thriller, 442 pages, 19,90 euros.

LA THÉORIE GAÏA


Un livre sur la violence des Hommes…

Sur Terre, la violence ne cesse d'augmenter… On compte de plus en plus de serials killers… Les scientifiques s'interrogent et une théorie semble s'imposer : l'homme de Néanderthal n'est pas l'ancêtre d'Homo Sapiens, il a même été son contemporain un sacré bout de temps, puis a fini par disparaître, alors que sa capacité cérébrale était supérieure à celle de Sapiens ! 
Alors pourquoi a-t-il disparu ? Vraisemblablement parce qu'il était… gentil, dénué de l'instinct de meurtre. Et puis, l'arrivée d'Homo Sapiens, répondait à une attente naturelle d'auto destruction… Aucune race n'est éternelle à la surface de la Terre, n'est-ce pas ?

L'idée de base de ce troisième opus est excellente. Il y avait de quoi écrire un roman aux frontières du génie mais Chattam s'est laissé prendre à son jeu et nous livre ici un roman sanguinolent, une sorte de série B américaine, assez prévisible et finalement décevante. Dommage ! À réserver aux amoureux du genre qui de fait, ne seront pas déçus. Du sang et du suspens tu veux, du sang et du suspens tu auras.

Judith Lossmann

La théorie Gaïa de Maxime Chattam aux éditions Albin Michel405 pages, 22 euros.

LE MURMURE DES PIERRES


Enfant, Katie inscrit son histoire personnelle dans les carrières de pierre de son pays…

… Puis devenue grande, adulte, va en écouter le murmure pour retrouver qui elle est vraiment. L'auteure pose la question de l'importance de l'environnement. Comment et jusqu'à quel point celui-ci influence-t-il nos vies ? Que lui doit-on dans ce que nous sommes devenus ? Comment inscrit-il son empreinte et nous poursuit-il tout au long de notre vie ?
Quand après de décennies de fuite, Katie, devenue Kit, revient exercer son métier d'ingénieur des mines dans la région de son enfance, elle croit avoir tout effacé, tout expliqué et tout réglé. Évidemment, il n'en ait rien, bien au contraire. Chaque pierre, chaque façade lui re-raconte son histoire autrement jusqu'à la rencontre avec l'amoureux de son adolescence, incapable de la reconnaître…

Un roman quelque peu confus mais tout en douceur et en lenteur qui construit pierre après pierre l'édifice d'une vie où nous rentrons sur la pointe des pieds, nous heurtant au noirs recoins des cavernes minières jusqu'à la fin lumineuse qui éclaire toutes les scènes.

Judith Lossmann

Le murmure des pierres de Jenni Mills aux édition Belfond, 475 pages – 22 euros.

LA DERNIÈRE CONCUBINE


La vie de Sachi à la croisée de deux mondes…

Deux Japons s'opposent dans ce livre. L'ancien, raffiné, traditionnel, gracieux et délicat, régit par le shogun et le moderne, combatif, réactif, dangereux, militant, hésitant…
C'est au travers de la vie d'une jeune et magnifique paysanne, que l'auteur nous livre, une vision parallèle d'un monde qui meurt quand l'autre naît. 
Témoin malgré elle, Sachi, choisie par le shogun, pour sa grâce et sa beauté deviendra sa concubine avant de fuir le nouveau régime après la mort de son amant. Devenue aventurière, elle pénétrera l'étrange secret de ses origines et avec elles, nous fera pénétrer l'âme d'un pays à la culture étonnante.
Judith Lossmann

La dernière concubine de Lesley Downer aux éditions Presses de la cité – 456 pages – 21 euros

L'ANGE DE WHITECHAPEL


Une plongée dans le Londres du début du xxème siècle…

India Selwyn Jones, riche héritière, tout juste diplômée en médecine, renonce aux honneurs de son rang pour se consacrer aux plus miséreux du quartier de Whitechapel… où règne sur le cloaque local, le célèbre et ténébreux gangster Sid Malone… 
Ce qui ne devait pas arriver arriva… la jolie et entêtée India tombe amoureuse du méchant Sid, au grand regret de Freddie Lytton, son fiancé, politicien arriviste, très motivé par la dot de la jeune femme !
Émotions, combats, ruptures, crises, larmes et espoirs émaillent ce sublime roman de Jennifer Donnelly. Au travers des vocations humanistes d'India, dont le grand projet consiste à fonder des dispensaires gratuits partout dans le pays, on plonge dans l'Angleterre post-victorienne … du Parlement de Westminster aux pubs mal famés des quartiers populaires et bien au-delà.

Un savoureux mélange d'Oliver Twist, de Roméo et Juliette dans une ambiance virile et sauvage à la Gangs of New York !

Judith Lossmann


L'ange de Whitechapel de Jennifer Donnelly aux éditions Belfond, 672 pages – 22,50 euros.

ANATOMIE D'UN CRIME


Un roman noir, reflet sans concession de notre époque barbaresque et des ses atrocités…

La reine du crime a encore frappé. Cette fois, l'historie se déroule à Londres et Joel Campbell, jeune métis adolescent est le meurtrier. Pourquoi ? S'agit-il d'un acte gratuit ou au contraire largement prémédité ? Quel est le lien entre lui et la respectable Lady Helen, abattue devant chez elle ? Et si derrière l'apparente évidence de cet acte se cachait un pacte terrifiant conclu entre Joel et …, pour sauvegarder sa famille ou ce qu'il en reste.

Tout est possible, à l'image de cette scène inaugurale où la grand-mère des trois enfants, les abandonne après un long trajet en bus censé les conduire à l'aéroport, pour partir seule et libre dans la Jamaïque de ses origines, laissant derrière elle, les traces humaines de son passage en Occident…
Judith Lossmann

Anatomie d'un crime d'Elizabeth George aux éditions Presses de la Cité – 493 pages – 22 euros.

vendredi 20 juin 2008

RÉGIME MORTEL


Croisons les doigts… pourvu qu'Éric Nataf est fait un cauchemar le jour où il a décidé d'écrire ce roman… Sinon, gare à nous !

L'auteur est médecin, radiologue et échographe. Il s'est imposé avec "Autobiographie d'un virus" et l'incroyable "Mal par le mal" qui mettait en scène des meurtres "homéopathiques". Absolument génial, je vous le conseille.

Dans Régime Mortel, on entre dans le domaine des alicaments, cette branche récente de l'industrie alimentaire qui va, au fil des années, nous proposer des produits censés être "bons" au goût et pour notre santé. Mais que doit-on penser des compétences réelles des laitiers devenus fabricants de yaourt et qui seront bientôt des prescripteurs de produits à vocation sanitaire ? 
C'est toute la question que pose Éric Nataf. Et, sa réponse demeure quelque peu inquiétante. 
Certes, réjouissons-nous, il ne s'agit que d'un roman, un thriller médical à la française. Quand même, je conserve, après cette lecture, une certaine aversion au mélange des genres. Pitié, que les laitiers demeurent de simples laitiers et les professionnels de la santé sauront où est leur place.
Fascinant et diaboliquement bien écrit… 
Une chose est certaine, avec ce thriller qui nous plonge dans le monde des obèses au régime, on ne reste pas sur sa faim !
Judith Lossmann


Régime Mortel d'Éric Nataf aux Éditions Odile Jacob – 558 pages - 21 euros

LA CHAMBRE AUX ÉCHOS


Ici, Richard Powers poursuit sa réflexion sur les responsabilités individuelles, la science et ses limites et le sens de l'histoire.

Tout commence comme dans un classique film américain à rebondissements. Une nuit, Mark est victime d'un accident. Il est laissé pour mort avec à côté de lui, une étrange note anonyme. Conduit à l'hôpital, il est veillé par Karine, sa sœur, obligée au vu des circonstances de revenir dans sa ville natale, quittée des années plus tôt. 
Mark est dans un coma profond. Un légume qui pourtant petit à petit va se réveiller, sortir de sa léthargie et réapprendre à vivre. Sauf qu'il ne reconnaît pas Karine. Il admet qu'elle est un sosie parfait de sa sœur mais diagnostiqué syndrome de Capgras, Mark est incapable d'associer les visages familiers aux émotions qu'il devrait ressentir. Karine fait alors intervenir le célèbre neurologue, Gerald Weber, qui va tenter avec difficulté de refaire le chemin des événements qui ont "provoqué" l'accident de Mark.

Ce roman lent et lourd de sens, écrit tout en subtilité et en savoirs, demande que l'on prenne le temps de le pénétrer. Le travail du lecteur s'assimile peu à peu à la quête de Karine et aux redécouvertes de Mark. Reconstruire son cerveau n'est pas une mince affaire et l'auteur avec un talent nous conduit par la main jusqu'à la fin de l'histoire et son étonnante surprise.

Judith Lossmann

La chambre aux échos de Richard Powers aux Éditions Le cherche Midi, 480 pages – 23 euros.

POUR EN FINIR AVEC LE VIEUX SOCIALISME



Pour en finir avec le vieux socialisme…De façon pas piquée des hannetons !

Voilà un livre politique qui, en dépit de son titre, n’a rien du poncif…Étonnant, pour le moins. Pour en finir avec le vieux socialisme…Et être enfin de gauche !, l’entretien de Manuel Valls avec le journaliste politique Claude Askolovitch, publié aux éditions Robert Laffont, est quelque peu… atypique ! 

Prenons d’abord la forme. Dans ce livre, messieurs Valls et Askolovitch se tutoient ; une façon d’en finir avec l’hypocrisie habituelle, qui consiste à être proches, intimes parfois, hors caméra, et à servir du « vous » à tour de bras devant les téléspectateurs, en l’occurrence, les lecteurs. Les deux hommes se connaissent depuis longtemps et l’on apprécie cet état de fait. Pourquoi ? Élémentaire mon cher citoyen, parce qu’à un ami, on sert difficilement de la langue de bois, au risque de se retrouver raillé dans la minute, ce que Claude Askolovitch ne se prive pas de faire, parfois. L’avertissement est donné, d’entrée, par les comparses : « Nous nous connaissons depuis vingt-six ans, sommes amis dans la vraie vie, ce qui n’empêche ni les désaccords, ni les engueulades, ni d’ailleurs les convergences et les complicités ». 
Et du fond…Qu’en dire ? Le pire et le meilleur. Rien de neuf sous le soleil rose, crépusculaire peut-être mais pas tout à fait couchant, des socialistes. Le député-maire d’Évry est de gauche car, depuis l’enfance, la droite lui a été désignée comme le mal incarné. Alors tout peut vriller dans la mécanique socialiste, cette chose-là ne peut pas changer (Rien à voir avec monsieur Eric Besson donc, dont le même Claude Askolovitch avait, également, été le confesseur). 
Pourtant, et c’est là que ça devient intéressant, Manuel Valls reconnaît qu’il faut tout remettre à plat. Tout détruire pour tout reconstruire. Même le nom…Socialiste, c’est dépassé ! D’aucun aurait peut-être dit vieilli, usé, fatigué, mais c’était un autre temps. Royal aussi, dépassée. Celle qu’il a pourtant soutenue, fût un temps, en prend pour son grade « C’était un one shot. C’est raté ». Valls n’est pas un réparateur, ni un colmateur, c’est un bâtisseur. Un blairiste dans l’âme, dans la technique tout du moins. Cassons tout, déblayons, et reprenons le chantier à zéro . Il n’est pas le seul, mais ses propositions pour ce faire ont le mérite de tenir la route…Parfois. Car détruire d’accord, mais quoi reconstruire sur les gravas ? Et c’est là que le bât blesse malgré tout. Valls propose plus que Dray, Moscovici et consorts ; mais plus que rien ça continue de faire pas grand-chose. Quand il dit qu’il faut allonger la durée de cotisation pour sauver le régime des retraites, force est de constater qu’il ne révolutionne pas la roue. Et, lorsqu’il veut réconcilier la gauche et le monde de l’entreprise, il enfonce, jusqu’au bout, des portes déjà grandes ouvertes. Mais ça sonne juste, convaincu, et parfois même convaincant, ce qui est déjà méritoire. 
Son modèle, c’est SarkoBlair… Pas vraiment de gauche tout ça, mais qu’importe. Notre actuel président a su « ré-identifier la droite », Valls veut être celui qui va « ré-identifier la gauche ». Les idées de Monsieur Valls tiennent néanmoins la route. L’ensemble reste prometteur. En politique, on reste jeune longtemps…
Tristane Banon

Manuel Valls. Pour en finir avec le vieux socialisme…Et être enfin de gauche ! Entretiens avec Claude Askolovitch, Éditions Robert Laffont. 198 pages, 19 euros.

LE DERNIER ÉVANGILE


Troisième roman de l’auteur, le Dernier Evangile remet en scène Jack Howard et Costas Katzanzakis, les deux archéologues spécialistes de l’histoire sous-marine déjà présents dans Atlantis et dans Le Chandelier d’Or. 

Cette fois, c'est la découverte d'une épave de navire du 1er siècle après JC qui cachait une amphore signée de la main de Saint-Paul qui met le feu aux poudres. Dans le même temps, Maria, la collègue de Jack, découvre à Herculanum, un document écrit de la main même de Jésus. Une découverte, qui avérée, bouleverserait les fondements de la chrétienté. Entre ceux qui veulent mettre à jour leurs découvertes et ceux, sombres et noirs qui veulent l'enfouir à jamais, le combat fait rage.

David Gibbins nous livre ici, une excellente histoire d’aventures sans prétention, aux évocations historiques fascinantes. Les héros sont sympathiques et les méchants très méchants.
Judith Lossmann

Le dernier évangile de David Gibbins aux éditions First Éditions – 432 pages – 21,90 euros.

UNE NOUVELLE CHANCE


Un roman de filles comme on les aime…

À 37 ans, on ne peut pas dire qu'Annie Hillman soit le parfait exemple d'une vie réussie : elle est mariée en instance de divorce, mère de deux fils qui ne se supportent plus, criblée de dettes et au chômage. Rude portrait.

Acculée, elle retourne vivre dans la petite ville de son enfance, là où elle s'est construite et parfois déconstruite. Oscillant entre passé et présent, l'auteure Holly Kennedy mène la danse de la vie et l'on comprend bien vite que des secrets lourds à porter se cachent dans les fondations intimes d'Annie.
Des secrets qui semblent la poursuivre.

En effet, qui est donc ce mystérieux inconnu, qui passe une annonce en première page du journal local, pour annoncer à la face du monde qu'Annie fut son premier amour et qu'il veut la retrouver.

Est-ce que la vie va lui offrir un nouveau départ ?

Judith Lossmann

Une nouvelle chance de Holly Kennedy aux éditions Belfond – 348 pages – 19,50 euros.

jeudi 5 juin 2008

DERNIER ÉTÉ À PARIS


Un si bel été à Paris…

Abha Dawesar est indienne, d’origine ; parisienne, parfois ; New-Yorkaise, à l’occasion ; et merveilleuse romancière à perpétuité !
Rien ne dure la vie, mais tout de même.

Cet auteur de trente-quatre ans, diplômée de Harvard, avait déjà fait parlé d’elle avec son très remarqué Babyji, roman qui a reçu moult récompenses internationales, à en faire pâlir toute auteur germanopratine qui se respecte. Et force est de constater, à l’époque déjà, que c’est justifié (Babyji est, d’ailleurs, en cours d’adaptation cinématographique).

Voilà que la belle réitère l’exploit du roman-bijou. Ça va finir par déprimer sévère au sein de la jeunesse littéraire de Saint-Germain !

Et pourtant, son Dernier Été à Paris, paru il y a peu aux éditions Héloïse d’Ormesson, mêle l’art et l’amour dans un Paris rarement si bien décrit.

L’histoire ? Le dernier amour du célèbre écrivain indien Prem Rustum, de soixante-quinze ans tout de même, avec une jeune écrivain new-yorkaise, Maya, rencontrée sur le Net.
Dit comme ça, on pourrait croire à un banal conte romantique pour jeune femme en mal de battements de cœur. C’est faire fi de l’extrême savoir-faire de l’auteur qui passe de l’art à la gastronomie , la culture ou même la sculpture pour lier, définitivement, ses deux amants.
Mais pas que….Abha pousse plus loin les choses, au-delà de l’histoire, là où le lecteur appréciera, forcément, une véritable réflexion permanente sur l’écriture, le processus littéraire, la posture de l’écrivain, l’importance de la littérature…Ça sonne sérieux, mais ça se lit vrai.

Et d’abord, comment voit-on arriver la mort ? Avec des résurgences encombrantes des amours passées, des souvenirs d’incestes enfouis ? Peut-être, la réponse se lit, avec délectation, dans les pages d’Abha.

Je proposerai bien le « satisfait ou remboursé » tant, pour rester dans la réclame, « l’essayer c’est l’adopter « , mais l’œuvre d’Abha Dawesar est au-dessus de ça. Alors je vous le promets, c’est tout. 
Tristane Banon


Dernier été à Paris. Éditions Héloise d’Ormesson. Traduction de l’anglais (Inde) par Laurence Videloup. 368 pages. 22 euros. Babyji vient de sortir en livre de poche, dans la collection 10/18.


BIENTÔT, UN NOUVEAU LIVRE SIGNÉ TRISTANE BANON



DES HORIZONS ROUGE SANG


Voici la suite tant attendue des Mensonges de Locke Lamora ! Vous aviez aimé le tome 1, vous allez adorer le tome 2. C'est encore plus envoûtant !

Le premier roman de Scott Lynch avait été l’événement Fantasy de ces dernières années et la suite promet d’être elle aussi un réel succès.
Locke Lamora et Jean Tannen ont fui leur cité natale pour s’attaquer à l’Aiguille du péché, une maison de jeu réservée à l’élite et voler son merveilleux trésor… Mais il n'y a qu'une seule façon de s'approprier l'argent de cet établissement : le gagner aux jeux. Un domaine que Locke et Jean croient connaître sur le bout des doigts.
Évidemment, rien ne va se passer comme prévu et les deux compères vont se retrouver embringués dans des aventures imprévues... en autre faire face à la flotte pirate de la redoutable capitaine Zamira Drakasha.
Et pendant ce temps, ailleurs, les Mages Esclaves organisent leur revanche contre celui qui les a humiliés : un certain Locke Lamora, qui pense avoir échappé à leur châtiment.

Des horizons rouge sang de Scott Lynch aux Éditions Bragelonne, 25 euros

LA SCÉNE AMÉRICAINE


Un étonnant livre de voyage

Henry James, américain de naissance et anglais d’adoption, nous livre dans ce roman son étude de la société outre-Atlantique en 1904 lorsqu’il se trouve face à cette « vaste et brutale démocratie du commerce». A travers ses impressions immédiates, ses souvenirs et méditations, il nous révèle pourquoi l’Amérique nous fascine encore autant aujourd’hui.

La scène américaine de Henry James aux Éditions Minos La Différence, 17 euros

VIE ET AVENTURES DE SALAVIN


Une édition intégrale de cinq romans et une nouvelle.

Membre de l’Académie française, Georges Duhamel raconte ici les aventures de Louis Salavin qui, sur un coup de folie, a tordu l’oreille de son patron. Chassé de son emploi, il fait la connaissance de la solitude du banni, terrible liberté. Louis est un héros universel, modeste, plein d’interrogations existentielles et qui va finalement se forger un véritable destin. Un ouvrage préfacé par Antoine Duhamel et complété par un texte sur cette étrange intimité qui dura quinze ans entre le personnage et l’auteur. MaM

Vie et aventures de Salavin de Georges Duhamel chez Omnibus, 25 euros

mardi 27 mai 2008

MARLEY ET MOI


Un livre émouvant et drôle à réserver aux amoureux des chiens ou à ceux qui veulent le devenir…

Lui a toujours vécu avec un chien donc son désir d'en prendre un nouveau est intact. Elle veut vérifier si elle possède l'instinct maternel. Autant tester sur un chiot. Voilà pourquoi Marley, ainsi baptisé en l'honneur de Bob, fait une entrée fracassante dans la vie du jeune couple.

Commence alors l'éducation, le tri des chaussures mordillées, les "pipis", les coups de langue, les fêtes à n'en plus finir. Ce chien, risque-tout et incontrôlable va faire les pires bêtises et donner les plus belles preuves d'amour inconditionnel qu'il soit ! De chiot à jeune chien et de chien adulte à chien vieillissant, c'est 13 ans de la vie de cette famille avec Marley que l'auteur à coups de bons mots, d'auto-dérision et de larmes, va nous faire vivre.

Et nous tous qui adorons nos amis à quatre pattes reconnaîtrons dans ce récit les gestes d'amour, les regards qui en disent si long, les émotions, les grandes peurs et la séparation finale. Un hymne à la vie et au respect. Nous, on adore !


Marley et moi de John Grogan aux Éditions JC Lattés. 354 pages – 17,50 euros

LA TECTONIQUE DES SENTIMENTS


Jeu d’amour… jeu de massacre…

Diane est amoureuse passionnément, trop passionnément… Elle va détruire sa relation avec l’être qu’elle chérit le plus au monde : Richard , un séducteur, un homme passionné lui aussi. Cette pièce qui commence comme un beau roman d’amour se transforme au fil des pages en une véritable tragédie avec des dialogues parfois cruels. On plonge dedans avec la soif de savoir jusqu’où l’amour-passion peut mener un couple qui partage des sentiments si forts… MaM

La tectonique des sentiments d’Eric-Emmanuel Schmitt aux Éditions Albin Michel, 13 euros

LES GRANDES ESPÉRANCES DU JEUNE BEDLAM


Un roman-fleuve comme on les aime…

Son père… un presque inconnu, comédien raté, sans le sou qui vole les pauvres économies de sa femme à la première occasion.
Sa mère… une brave femme qui passe sa vie à être trop gentille avant d'être atteinte par une maladie genre Gilles de la Tourette !
Voilà le lit d'où vient le jeune Bedlam. Une enfance pas réellement malheureuse, mais rien de transcendant.
Pourtant, il va faire des études, devenir médecin, épouser la fille d'un professeur, partir au bout du monde, faire des enfants qui eux-mêmes seront des originaux.

On pense tout de suite à Dickens. On dit de l'auteur qu'il possède un style loufoque à la Roddy Doyle. Sans doute est-il aussi l'héritier de John Irving. Un grand livre appelé à devenir un classique du genre !

Les grandes espérances du jeune Bedlam de George Hagen aux Éditions Belfond. 432 pages – 21,50 euros

LA CELLULITE, C'EST COMME LA MAFIA, CA N'EXISTE PAS


Voici le "bio-roman" qui a fait se bidonner toute l'Italie…

Dieu qu'elle est méchante ! Parfois inutilement. D'ailleurs, elle signe Pulsatilla, un pseudonyme, en hommage au remède homéopathique prescrit contre ses accès de méchanceté. On tient là, la preuve que l'homéopathie demeure une médecine douce tant la méchanceté, ici, est toujours bien présente. Elle est même propulsée au rang d'une science ou … d'un art de vivre !
En tout état de cause, il faut reconnaître à l'auteure un talent certain pour les "détestations" de tous bords. Rien n'échappe à son œil laser et à sa désespérance. Dans le désordre, on retiendra ses diatribes sur les culottes, la forme des zizis, l'épilation, les garçons, les rencontres sur internet, les régimes, les créatifs de pub, …

Une petite fille, trop vite grandie. C'est triste. Heureusement que son autodérision la sauve. Drôle, je ne sais pas, sans doute ne suis-je pas assez italienne …mais absolument transgressif !

La cellulite, c'est comme la mafia, ça n'existe pas de Pulsatilla aux É ditions Au Diable Vauvert – 259 pages – 17 euros

mercredi 14 mai 2008

CHERCHE AUTEUR DÉSESPÉRÉMENT


Une plongée dans le monde de l'édition et des agents littéraires…

La bien nommée Angel Robinson ne jure que par les livres. De toute évidence, ils sont ses meilleurs amis depuis toujours.

Aujourd'hui, Angel vit un rêve… On vient tout juste de l'embaucher dans l'agence littéraire la plus célèbre d'Amérique. Sauf que, revers de la médaille, Lucy Fiamma, la patronne est hystérique, dragonesque, lunatique, de mauvaise foi, capricieuse. Bref, le paradis devient vite l'enfer. Malgré tout, Angel réussit à survivre et armée de son incroyable talent à découvrir les talents, elle sort du lot des manuscrits qui arrivent par tonne tous les jours, quelques belles productions et … le roman d'un auteur anonyme, livré chapitre par chapitre et qui raconte sa vie au sein de l'agence !? Oups ! Qui est l'auteur ? 

Un premier roman bourré de talents. À la fois observateur, cynique et enthousiaste. Une jeune auteure qui aime les livres autant pour les lire que les écrire. À suivre.

Cherche auteur désespérément de Debra Ginsberg aux éditions Presses de la Cité. 20 €

jeudi 8 mai 2008

ABYSSES


L'Homme, ce grand prétentieux, ce fat désuet qui croit être surpuissant, va être confronté à la réelle puissance de la nature. Et si la planète et les animaux pouvaient se retourner contre l'humanité, qui gagnerait ?

Une fois n'est pas coutume, j'ai deux critiques négatives à formuler. Si je m'en tenais à la ligne éditoriale de La Vie Est Belle à savoir : chroniquer que ce que nous avons aimé… sans restriction… je ne vous parlerais pas de ce livre. Premièrement parce qu'il est insupportablement bavard, deuxièmement : je n'aime pas sa fin trop conventionnelle. Ceci étant dit, l'auteur s'est documenté auprès de scientifiques, ça se sent, ça se voit et ça se mesure. De ce point de vue, Abysses est un monument d'érudition et peut-être même une prospective alarmante. Messieurs les politiques et les faiseurs d'argent : pitié pour la planète, sa faune, sa flore. Long ce livre, certes, au bas mot 150 pages de trop mais saluons le point de vue de l'auteur. Il en ras le bol des massacres de toutes sortes, ras la casquette que rien ne se passe et que l'on continue de massacrer sans lever un sourcil des armadas de mammifères marins et terrestres. Il est épuisé l'auteur que l'on use et abuse de cette planète. Alors, il s'énerve, crée des tsunamis et des révoltes et je me prends à espérer que tout cela arrive, histoire de nous remettre, nous les prétentieux, à notre toute petite dimension de microbes appelés à disparaître aussi !

Abysses de Frank Schätzing aux éditions Presses de la Cité, 885 pages, 23€

lundi 5 mai 2008

1001 SECRETS DE GRANDS-MÈRES


Pendant des générations, les femmes se sont transmises des informations et des trucs pour tout faire briller : maison, vêtements, dents, cheveux, casseroles… Et puis Mai 68 est passé par là, sapant dans son allégresse juvénile  le savoir des anciennes. Sylvie Dumon-Josset a eu la bonne idée, ouf !!!  de réunir sous une même couverture tous ces secrets non seulement retrouvés mais réhabilités.

Le livre en lui-même est beau, on dirait un grimoire. Et comme tout bon grimoire qui se respecte, il est "bourré" de secrets. Des bons secrets qu'il faut transmettre autour de soi. Par exemple dans la rubrique : Marchés, on trouve tous les produits selon leur saisonnalité. Idéal pour ne pas se tromper et respecter les consignes des nutritionnistes qui nous disent de ne pas manger de tomates en hiver ! 
À la rubrique beauté, on apprend les secrets du bain de Marilyn Monroe ou comment stopper la chute des cheveux.  
En cuisine, elle nous dit comment réparer une assiette fêlée ou décrasser les brûleurs de la gazinière. 
Ou encore, comment retirer les décalcomanies sur le frigo ou le stylo-bille sur la toile cirée. Sans oublier les secrets de cuisinière : à vous les béchamels, les cakes, les soufflés qui ne retombent pas !

L'auteur a même prévu de nous réserver de l'espace de notes pour confier à NOTRE livre NOS secrets à NOUS ! On adore !

Un must have, j'vous dis !

1001 secrets de grands-mères chez Prat Édition, 400 pages, 14,90 €


mercredi 2 avril 2008

PENSEE MAGIQUE


Déjanté et irrésistible !

L'auteur se met en scène dans une série de courtes nouvelles, toutes plus hilarantes les unes que les autres. Il traite de son enfance avec des parents qui ne sont pas les siens, de son désir de changer de sexe, il fut au moins cela pour se sentir vivre, de sa presque carrière d'enfant star dans une pub pour les boissons Tang, de la disparition des crottes de son chien, de ses rencontres avec des prêtres homosexuels.
C'est loufoque, ça semble sorti tout droit de l'imaginaire d'un enfant et tout est vrai. L'air de rien, il dit et questionne tout haut ce que, étant enfant, nous avons tous pensé tout bas. Au travers de son jeu de l'autodérision, c 'est aussi la nôtre qui fonctionne ! Excellent. JAL

Pensée magique d'Augusten Burroughs aux éditions Héloïse d'Ormesson. 21 euros

POURQUOI N'ES-TU PAS VENUE AVANT LA GUERRE?


La chronique d’une vie sombre et poétique

Héléna et sa fille vivent seules dans une maison de Tel-Aviv. Héléna est marquée à vie par la Shoah, en perpétuant les horribles souvenirs à chaque occasion. A travers son roman, Lizzie Doron fait entendre la voix de sa mère de manière très émouvante, sans fioriture. Pour conserver cette mémoire, elle a refusé de vendre les droits du livre à Steven Spielberg. Un livre déjà salué par les critiques du monde entier et conseillé dans les écoles israéliennes. MaM

Pourquoi n’es-tu pas venue avant la guerre ? de Lizzie Doron aux Éditions Héloïse d’Ormesson, 18 euros

LINGE SALE


Drames siciliens

En Sicile, un meurtrier court en toute liberté et tue des femmes, seulement des femmes. Alors, c’est toute la gent féminine d’un pays qui se soulève et manifeste, en décidant d’arrêter toute lessive tant que l’assassin est en liberté. La crasse et la puanteur envahissent peu à peu l’Italie. Pendant ce temps, la famille Leonetti éclate sur fond de machines qui ne tournent plus. Un roman fort et très original. MaM

Linge sale de Guillaume Lecasble chez Panama

LA PROIE DES OMBRES


Une sombre quête de vérité

Fille d’un psychiatre de renom disparu 5 ans plus tôt, après avoir été mis en cause dans une affaire d’abus sexuels sur mineurs, Rebecca est harcelée par un inconnu qui la terrifie. Ce dernier exige d’elle des informations sur ce père au passé trouble. La jeune femme fait alors appel au détective privé Charlie Parker pour enquêter sur cet homme qui n’est autre qu’un tueur à gages tout juste sorti de prison et qui souhaite se venger de la mort de sa fille dont il est persuadé que le père de Rebecca est en partie coupable. Une course-poursuite sur les traces du psychiatre disparu s’annonce, pleine de rebondissements et de vieux fantômes qui n’ont de cesse de se réveiller... MaM

La proie des ombres de John Connolly aux Éditions Presses de la cité

LA PLUIE DU SIECLE


Paris comme vous ne l’avez jamais imaginé

An 2300. La vie sur Terre n’est plus possible. Seuls quelques survivants réfugiés en orbite peuvent en témoigner. Verity Auger, archéologue, accepte alors une mission très dangereuse. Débarquée sur un satellite de Mars, elle emprunte un tunnel secret qui débouche… dans une station du métro parisien en 1959. La Terre a été préservée dans un bloc d’ambre. Fenêtre vers le passé ou piège géant ? Un roman où le suspense est au rendez-vous dans des décors incroyables… MaM

La pluie du siècle d’Alastair Reynolds aux Presses de la cité, 23 euros

LA DANSE DES ESPRITS


Jusqu'où peut aller un homme, génie méconnu et mal compris, pour se venger…

Un peu lent au début, ce livre qui prend le temps d'installer la situation, est totalement fascinant dès son second tiers. Qui est réellement Wilson ? Pourquoi Mike Burke, qui mène une vie paisible en Irlande est-il obligé de conduire une enquête sur cet homme étrange, venu jusqu'à son cabinet de courtage ouvrir une société écran ? Quel est le lien entre Wilson et le célèbre mais oublié Nikola Tesla, savant excentrique, père du courant alternatif mais aussi, dit-on à voix basse, d'une autre découverte bien plus dangereuse.
Et si Wilson, avec tout son génie avait réussi à redécouvrir les secrets de Tesla, qu'en ferait-il ? En profiterait-il pour réhabiliter ses ancêtres les Indiens ?

Un livre époustouflant, très bien documenté qui nous conduit des terres arides d'Afrique aux mines de diamants, à Belgrade, à Dublin pour (presque) finir dans une petite ville des USA où le drame va se dérouler. Haletant. Judith Lossmann

La danse des esprits de John Case aux éditions Presses de la cité, 20 euros

UN PARFUM DE TAJINE


Laissez-vous transporter par les saveurs et les parfums d’Orient

En terre cuite ou en métal, ces plats marocains permettent de cuire les aliments à l’étouffée sans matière grasse. Quoi de mieux pour garder la ligne tout en se faisant plaisir ?! Dans ce livre, vous trouverez 52 recettes vites faites et vite prêtes : tajine d’agneau aux fruits secs, tajine de poissons à l’aubergine et au thym,… Un livre idéal pour donner un air de fantasia à vos soirées entre amis ! MaM

Un parfum de tajine de Thierry Roussillon chez First, 6,90 euros

mardi 1 avril 2008

LA FOLLE EQUIPEE DE SASHENKA GOLDBERG


Une quête du rêve américain

Sasha Goldberg ne s’est jamais sentie à sa place nulle part. Après une difficile enfance passée dans la grisaille post-URSS, elle décide de partir vivre aux Etats-Unis et d’être enfin heureuse et reconnue. Direction l’Arizona pour rejoindre un cow-boy chauve de vingt ans de plus qu’elle, avec qui elle s’est mariée par correspondance.
Un parcours émouvant en partie autobiographique. MaM

La folle équipée de Sashenka Goldberg d’ Anya Ulinich aux Éditions Belfond, 21 euros

HEURES JAMESIENNES


Une singulière aventure littéraire

Cet essai, loin d’être académique nous raconte les raisons pour lesquelles le grand écrivain Henry James fascine ses lecteurs. Ces heures tentent d’expliquer ce qui fait un tel génie, comment il a pu se construire. Jean Pavans est un spécialiste de James, ayant traduit son œuvre dans les années quatre-vingt et adapté son travail pour la scène. MaM

Heures jamesiennes de Jean Pavans aux Éditions La Différence, 18 euros

FEMME LIBRE


Toujours tu chériras la mer.

Aujourd’hui, la grande bleue n’est plus un territoire réservé aux hommes. Qui n’a pas entendu cette légende qui veut que les femmes portent malheur sur un bateau ?! Ce livre magnifiquement illustré de très belles photos accompagnées de textes instructifs montre à quel point la gent féminine est désormais très bien acceptée par le monde maritime. Depuis une décennie, les femmes ont investi tous les métiers de la mer : marin-pêcheur, marine militaire, … des portraits de femmes admirables… MaM

Femme libre de Catherine Chabaud et Jean-Luc Garnier chez Chasse-marée

jeudi 6 mars 2008

L'OBSESSION VINCI


Voyage en plein cœur du « Siècle de Florence »

Avec ce roman historique, Sophie Chauveau met fin à une passionnante trilogie qui nous a fait connaître les grands artistes Lippi et Botticelli. Ici, c’est dans l’intimité du grand Léonard que l’écrivain nous entraîne. Elle nous fait partir à la découverte des liaisons tumultueuses de cet incroyable humaniste, penseur, artiste peintre, sculpteur,…
Un roman qui raconte le parcours initiatique d’un homme extraordinaire. MaM


L’obsession Vinci de Sophie Chauveau aux Ed. Télémaque, 435 pages, 21€

LES FANTOMES DU PALACE


Sherlock Holmes en culotte courte…

Après Le Meurtre du lac et Le Crime de Ben Queen, Martha Grimes renoue avec l’un de ses personnages fétiches : la petite Emma qui, à 12 ans, a déjà résolu deux affaires criminelles ! Aujourd’hui, notre enquêtrice en herbe fouille dans le passé d’une sombre bâtisse qui a été le théâtre d’un enlèvement de nouveau-né juste avant d’être ravagé par les flammes d’un incendie... 20 ans après ces faits, Emma tente de ressusciter de vieux fantômes, pour éclaircir, peut-être, la vérité,… MaM

Les fantômes du palace de Martha Grimes aux Éditions des Presses de la cité, 20,90 euros

LEGENDES DES DEESSES DE L'AMOUR


Il y a 2500 ans, sur le mont Olympe…

Elles s’appellent Vénus, Junon, Minerve, Diane, Cérès et Vesta. Nous les connaissons tous à travers l’étude de la mythologie mais pas toujours sous l’angle de l’amour, des sentiments parfois violents qui ont habité ses déesses, sentiments toujours forts, exacerbés, extrêmes souvent. Mireille Lesage a voulu redonner vie à ces six reines de l’Olympe. Elle consacre quelques pages à chacune d’elles en nous racontant des anecdotes, en nous éclairant sur leurs caractères.
Un livre idéal pour apprendre à connaître ces amoureuses mythiques… MaM

Légendes des Déesses de l’amour de Mireille Lesage aux Éd.Télémaque, 18,50 euros.